Chapitre 26 Une publicité qui va changer ma vie

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Les critères pour l’acceptation d’une demande de chien guide ont l’air assez stricts. Après avoir tourné et retourné le problème dans tous les sens, j’arrive à la conclusion suivante : il serait idiot de ne pas contacter l’Association des Chiens Guides de Toulouse pour leur poser des questions. Il leur appartiendra de juger si je remplis ou non les conditions. S’ils refusent, j’aurai au moins demandé et n’aurai aucun regret par la suite. S’ils acceptent, c’est qu’ils estiment ma demande légitime et que je ne « prendrai pas la place » d’une personne qui en aurait davantage besoin.

Je suis fidèle à mon principe selon lequel « Qui ne tente rien n’a rien ». Une fois ma décision prise, je l’annonce à mes parents et à mon mari. J’ai préparé mon coup car j’appréhende cette annonce. J’ai peur qu’ils ne comprennent pas ma décision, ce qui serait somme toute logique. En discutant avec eux je me rends compte qu’en fait, ils n’imaginent pas vraiment l’ampleur de ma gêne au quotidien, je me débrouille tellement bien. Heureusement, leur réaction est, une fois de plus, la bonne. Ma mère me dit qu’elle est contente de ma décision et ajoute que, si cela peut me faciliter la vie, je ne dois pas hésiter.

Soulagée, je vais récupérer un dossier de demande de chien guide à l’Association de Chiens Guides de Toulouse Grand Sud. Ils me confirment qu’un malvoyant peut faire une demande et que le dossier que je vais constituer leur permettra de décider si ma demande est recevable ou non.

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