Chapitre 5 Mes années collège : tout sauf un long fleuve tranquille

(…)

Je suis à présent en classe de 4e. Tous les mercredis après-midi, je prends le bus pour aller chez ma psychologue. Son cabinet est à l’autre bout de Toulouse, il faut près d’une heure pour faire le trajet. En général, une fois assise dans le bus, j’attends patiemment l’arrêt auquel je dois descendre, sans oser lire pour passer le temps comme font beaucoup de gens. Un mercredi pourtant, je me décide à franchir le pas : le lendemain il y a un contrôle d’histoire et je suis un peu à la bourre dans mes révisions, alors autant profiter de cette heure de trajet.

J’ouvre mon cahier et me plonge dans mon cours. Au bout de quelques minutes, un cri horrifié me fait sursauter :

« Aaaaaah, mais arrêtez ! Vous allez vous abîmer les yeux ! Vous ne devez pas lire comme cela !

– Mais… heu… c’est que… (je bredouille timidement).

– Mais vous ne vous rendez pas compte ? Vous allez vous faire mal ! Il ne faut pas lire comme cela ! »

Une vieille dame me fait la leçon : du haut de ses années, elle est persuadée de détenir LA vérité, persuadée qu’il est de son devoir de me mettre en garde. Des larmes commencent à me piquer les yeux, je les sens monter… Pas envie de batailler, pas la force, encore moins le courage… Je range mon cours dans mon sac et tourne la tête, feignant de regarder par la fenêtre. Les larmes m’empêchent de voir quoi que ce soit à travers la vitre.

(…)

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